Pourquoi recruter des collaborateurs en alternance ?

Le recrutement en alternance est un véritable outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. L’alternance répond à un besoin ponctuel mais laisse également à l’entreprise le temps de préparer une éventuelle embauche. La période du contrat permet en effet d’évaluer un futur collaborateur dans la durée.

Les jeunes collaborateurs recrutés en alternance apportent un regard extérieur sur le travail, transmettent des connaissances récentes et des méthodes ou techniques apprises à l’école. Ce regard neuf, le dynamisme apporté aux équipes sont les autres aspects très positifs de l’alternance. Ce système de formation permet un transfert du savoir-faire adapté à l’entreprise tout en transmettant au jeune salarié les valeurs et la culture de la société pour pérenniser son activité.

Le rôle du tuteur

Un tuteur doit être systématiquement désigné dans le cadre d’un contrat de professionnalisation (loi n°2014-288 du 5 mars 2014).

Le tuteur est un atout indispensable au bon déroulement du contrat de professionnalisation. Il doit être salarié et volontaire. Il doit justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans en rapport avec la qualification visée par le parcours de formation du jeune. Il doit avoir une qualification suffisante au regard de l’objectif de professionnalisation visé et ne peut pas suivre l’activité de plus de trois salariés en alternance (contrat de professionnalisation ou contrat d’apprentissage).

Son rôle :

  • Accueillir, aider, informer et guider son alternant.
  • Organiser l’activité du jeune en entreprise.
  • Lui permettre d’acquérir des savoir-faire professionnels et des savoir-être professionnels.
  • Assurer la liaison avec le tuteur du centre de formation et participer à l’évaluation du suivi de la formation.

L’accompagnement du tuteur se matérialise dans le livret de suivi de formation du jeune.

Le rôle du maitre d’apprentissage

La désignation d’un maitre d’apprentissage est obligatoire dans le cadre du contrat d’apprentissage. Il peut être l’employeur lui-même ou un salarié volontaire. Un maître d’apprentissage ne peut pas suivre plus de deux apprentis.

Le maître d’apprentissage est l’interlocuteur privilégié de l’apprenti au sein de l’entreprise, son rôle est :

  • D’assurer de l’intégration de l’apprenti.
  • De le familiariser avec le lieu de travail.
  • D’organiser le poste de l’apprenti.
  • De prendre de son temps pour l’encadrer dans son activité.
  • De contribuer à la bonne acquisition des connaissances et des compétences requises pour l’obtention du diplôme préparé.
  • D’assurer la liaison avec le CFA.
  • D’évaluer l’apprenti et adapter son travail dans l’entreprise en conséquence.

Pour être maître d’apprentissage, le tuteur doit remplir une des 3 conditions suivantes :

  • Être titulaire d’un diplôme ou d’un titre relevant du domaine professionnel correspondant à la finalité du diplôme ou du titre préparé par l’apprenti et d’un niveau au moins équivalent, justifiant de 2 années d’exercice d’une activité professionnelle en relation avec la qualification visée par le diplôme ou le titre préparé.
  • Justifier de 3 années d’exercice d’une activité professionnelle en relation avec la qualification visée par le diplôme ou le titre préparé et d’un niveau minimal de qualification déterminé par la commission départementale de l’emploi et de l’insertion.
  • Disposer d’une expérience professionnelle de 3 ans en rapport avec le diplôme ou le titre préparé par l’apprenti après avis du recteur, du directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt ou du directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. L’absence de réponse dans un délai d’un mois à compter de la saisine de l’autorité compétente vaut avis favorable.

Sources :
Code du travail : article L6223-1, article R6223-6, article R6223-24, article R6226-5, article R6226-6.
http://travail-emploi.gouv.fr/.